vendredi 15 janvier 2010

Un vendredi à Khobar

Alors installé dans un bar à jus de fruits, je savoure un cocktail de grenade, mangue, fraise, banane et glace entre autres, et je prends le temps de noter sur mon carnet les détails de ma merveilleuse journée.

Le vendredi est un jour sacré dans les pays arabes et plus particulièrement en Arabie Saoudite! Le Royaume saoudien est en effet un des rares pays arabes à avoir conservé le weekend les jeudi et vendredi. Cela pose évidemment quelques problèmes au niveau des échanges internationaux et c'est la raison pour laquelle beaucoup de pays arabes ont leur weekend les vendredi et samedi! Bref, le débat n'est pas là, revenons à nos chameaux. Le vendredi est donc la journée privilégiée pour les familles et les jeunes hommes et femmes célibataires. Sur une étendue de plus de 5 km, le long du golfe persique (arabique selon les cartes saoudiennes), les gens se retrouvent en groupes pour un super pique-nique de grillades avant que les hommes ne fument le narghilé.

Sur la grande place au milieu de la corniche, des Pakistanais jouent au cricket, vous savez, ce sport bizarre dont raffolent les British et leurs anciennes colonies... Malgré de nombreux efforts, je n'ai jamais rien compris à ce jeu. Surtout le comptage des points! C'est le seul sport que je connaisse où je suis incapable de savoir qui est en train de gagner en regardant le score! Mais c'est bien marrant et parfois très spectaculaire. Il m'arrive de les regarder jouer assez longtemps, si bien qu'une fois, un joueur pakistanais est venu me tchatcher pour que je vienne jouer avec eux! Lui aussi a désespérément essayé de m'expliquer les règles, en vain. Et lorsqu'il m'a tendu la batte, je ne faisais pas trop le malin. Après quelques balles ratées, j'ai quand même réussi à toucher la foutue balle, mais au vu de leur réaction, je ne pense pas l'avoir envoyée au bon endroit!

En continuant ma balade, j'ai comme l'impression que toute la ville de Khobar s'est donnée rendez-vous sur la corniche. Il y règne une ambiance joyeuse qui, à elle seule, gonfle le moral et me convainc sans peine que je vais bien me plaire dans cette ville.

Ici des hommes jouent aux cartes en fumant le narghilé, là des femmes discutent dans la bonne humeur. Les enfants courent un peu partout en criant...rien de bien nouveau me direz-vous, sauf qu'ici l'enfant est roi et tout lui est permis! J'avoue que j'ai parfois une envie folle de les jeter (involontairement) dans la mer.

La corniche est vraiment un endroit particulier. On y retrouve toute la société saoudienne. Peu importe la nationalité, la classe sociale et le sexe, la corniche est un des rares lieux où souffle un vent de liberté. Si Al-Khobar est réputée pour être une des villes les plus libérales d'Arabie Saoudite, elle le doit en partie à cet espace ouvert à tous.

Ah les appels à la prière commencent à retentir dans toute la ville. Quand le muezzin commence l'adhan ""الله أكبر, tous les commerces doivent s'arrêter. Je dois donc finir mon jus en vitesse et vous dire "à bientôt pour de nouvelles aventures!"

1 commentaire:

  1. 15 janvier paco; tombe pas ds le piège de mon blog de sarajevo lol! On attend des photos!

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