samedi 7 novembre 2009

Départ de Digne

Depuis le dernier article, deux semaines se sont déjà écoulées ! Tout est allé très vite depuis mon départ –un peu à contrecœur – de Digne lundi 26 au matin. La capitale de la lavande, comme on aime l’appeler, nous procure des sentiments assez étranges. Quand on y est depuis trop longtemps, on n’a qu’une envie c’est d’en partir. On se plaint de son manque de dynamisme, de l’absence de réseau autoroutier et de desserte ferroviaire. On finit par en avoir marre de cette ville isolée et on se demande même jusqu’à quand Digne conservera la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, qui semble promise à la rivale manosquine. Mais le jour du départ, on se sent comme aimantés par cette charmante ville bas-alpine. Tout d’un coup ses défauts disparaissent et laissent place à une certaine mystique. Sa montagne légendaire, le célèbre Cousson, devient notre Mont Palatin et on se promet de toujours y revenir. Une fois les bagages dans la voiture et un dernier au revoir à Digne, en route pour l’aéroport de Marseille-Provence.

En embarquant dans le premier avion pour Francfort, on apprend qu’il y a trop de brouillard à destination. Il faut attendre ¾ d’heure pour partir. En atterrissant dans la capitale économique allemande sous la brume, je n’ai qu’une envie c’est d’en repartir rapidement ! Je dois à nouveau passer la sécurité avant de prendre mon avion pour Riyad… Un objet suspect dans mon bagage à main semble attirer la suspicion. On m’invite dans un local de fouille. Je sors quelques affaires de mon sac, et le douanier se saisit…d’une cassette audio intitulée « 40 leçons pour parler arabe » et la fait passer dans un appareil de détection de nouveaux types d’explosifs ! Haha C’est vrai qu’un Français un peu barbu en partance pour Riyad c’est vraiment louche ! Après ce petit incident, je suis accueilli dans un gros airbus par une belle blonde souriante qui m’offre, quelques minutes après le décollage, un bon verre de shiraz d’Afrique du Sud. La Lufthansa a décidément des arguments convaincants ! A ma grande surprise, je n’eus aucun problème avec la douane saoudienne à l’arrivée. Vérification rapide de mon visa, passage express des bagages dans une machine à rayons x et j’étais déjà dans le hall de l’aéroport à attendre la personne qui devait venir me chercher. 15 minutes passent…toujours personne. Je refais plusieurs fois le tour devant les gens qui ont des petites pancartes avant de trouver une personne qui cherche un certain « M. François » pour la mission économique de l’ambassade de France. Je me dis que ce ne peut être que pour moi, et vu qu’elle se précipite sur moi pour m’accueillir, tout me semble en règle. Oui, mais cette histoire de mission économique m’inquiète. Je demande au chauffeur de s’assurer que je suis bien la personne qu’il cherche. Après vérification il s’avère que nous étions deux François à atterrir à Riyad…le monde est petit.

Je reprends mes recherches quand je trouve enfin mon homologue du CFS de Riyad qui m’attendait au mauvais terminal. Après de rapides courses à Carrefour, j’arrive dans le logement que j’occuperai pour 9 nuits : un appartement situé dans une des résidences de l’ambassade de France dans le Quartier Diplomatique.

Premières impressions :
- il fait très chaud ! Il doit bien faire entre 25 et 28°C à minuit. Un sacré changement par rapport aux températures déjà hivernales en France ;
- la « conduite » est plutôt sportive ! A côté des Saoudiens, les Marseillais sont aussi disciplinés que des Norvégiens ! On te double à droite comme à gauche pour te couper brusquement la route. Le clignotant sert à décorer et le klaxon et les appels de phares sont les conditions de la survie !

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