Alors installé dans un bar à jus de fruits, je savoure un cocktail de grenade, mangue, fraise, banane et glace entre autres, et je prends le temps de noter sur mon carnet les détails de ma merveilleuse journée.
Le vendredi est un jour sacré dans les pays arabes et plus particulièrement en Arabie Saoudite! Le Royaume saoudien est en effet un des rares pays arabes à avoir conservé le weekend les jeudi et vendredi. Cela pose évidemment quelques problèmes au niveau des échanges internationaux et c'est la raison pour laquelle beaucoup de pays arabes ont leur weekend les vendredi et samedi! Bref, le débat n'est pas là, revenons à nos chameaux. Le vendredi est donc la journée privilégiée pour les familles et les jeunes hommes et femmes célibataires. Sur une étendue de plus de 5 km, le long du golfe persique (arabique selon les cartes saoudiennes), les gens se retrouvent en groupes pour un super pique-nique de grillades avant que les hommes ne fument le narghilé.
Sur la grande place au milieu de la corniche, des Pakistanais jouent au cricket, vous savez, ce sport bizarre dont raffolent les British et leurs anciennes colonies... Malgré de nombreux efforts, je n'ai jamais rien compris à ce jeu. Surtout le comptage des points! C'est le seul sport que je connaisse où je suis incapable de savoir qui est en train de gagner en regardant le score! Mais c'est bien marrant et parfois très spectaculaire. Il m'arrive de les regarder jouer assez longtemps, si bien qu'une fois, un joueur pakistanais est venu me tchatcher pour que je vienne jouer avec eux! Lui aussi a désespérément essayé de m'expliquer les règles, en vain. Et lorsqu'il m'a tendu la batte, je ne faisais pas trop le malin. Après quelques balles ratées, j'ai quand même réussi à toucher la foutue balle, mais au vu de leur réaction, je ne pense pas l'avoir envoyée au bon endroit!
En continuant ma balade, j'ai comme l'impression que toute la ville de Khobar s'est donnée rendez-vous sur la corniche. Il y règne une ambiance joyeuse qui, à elle seule, gonfle le moral et me convainc sans peine que je vais bien me plaire dans cette ville.
Ici des hommes jouent aux cartes en fumant le narghilé, là des femmes discutent dans la bonne humeur. Les enfants courent un peu partout en criant...rien de bien nouveau me direz-vous, sauf qu'ici l'enfant est roi et tout lui est permis! J'avoue que j'ai parfois une envie folle de les jeter (involontairement) dans la mer.
La corniche est vraiment un endroit particulier. On y retrouve toute la société saoudienne. Peu importe la nationalité, la classe sociale et le sexe, la corniche est un des rares lieux où souffle un vent de liberté. Si Al-Khobar est réputée pour être une des villes les plus libérales d'Arabie Saoudite, elle le doit en partie à cet espace ouvert à tous.
Ah les appels à la prière commencent à retentir dans toute la ville. Quand le muezzin commence l'adhan ""الله أكبر, tous les commerces doivent s'arrêter. Je dois donc finir mon jus en vitesse et vous dire "à bientôt pour de nouvelles aventures!"
vendredi 15 janvier 2010
vendredi 1 janvier 2010
Joyeux Noël et Bonne Année 2010!
Non, vous ne rêvez pas! Après des semaines, presque deux mois, d'absence, Paco est de retour sur son blog! Je vous rassure, je suis toujours en vie au pays de l'or noir. Disons plus simplement que je me suis un peu trop habitué au rythme de travail local ;-).
Parmi mes résolutions pour la nouvelle année, je prends le risque de m'engager à mettre régulièrement à jour ce blog, afin de vous donner les dernières nouvelles d'Arabie.
Pour ma défense, il ne s'est rien passé d'extraordinaire pendant ces deux premiers mois. N'ayant toujours pas de voiture, il est extrêmement compliqué de bouger dans la région. J'ai néanmoins beaucoup de choses à raconter sur ces premières semaines en Arabie Saoudite. Entre espoirs et désillusions, satisfactions et frustrations, mes premiers sentiments sont diamétralement opposés. Un jour j'ai envie de prendre le premier avion pour Marseille, le lendemain, je me sens ici parfaitement chez moi. Ce constat est à l'image de ce pays qui cultive les paradoxes et les extrêmes. Il n'y a pas de juste milieu: soit on se sent à l'aise, soit on ne pense qu'à repartir. Vous me direz que ces sentiments paradoxaux sont le signe d'une passion ("Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ; Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue" [Racine, Phèdre (1677), Acte 1, scène 3], clin d'œil à Djadja)... Mais il est encore beaucoup trop tôt pour en arriver à des conclusions. Les contraintes de la vie saoudienne sont parfois trop lourdes pour faire la part des choses.
Mais heureusement qu'il y a Bahreïn à une trentaine de kilomètres d'Al Khobar. Ca permet de décompresser et de retrouver certains plaisirs inaccessibles en Arabie Saoudite. Ici tout est permis: les femmes peuvent conduire et s'habiller autrement qu'en abaya, le cinéma et l'alcool sont autorisés... L'île est d'ailleurs remplie de Saoudiens qui viennent se "détendre" le weekend. J'y suis allé la semaine dernière et hier soir pour célébrer nos fêtes de fin d'année. On a passé le réveillon du nouvel an sur une petite île au large de Bahreïn. Ca fait un bien fou de s'évader un peu.
D'ailleurs, venons-en à l'objet de mon message! Je vous souhaite à tous un joyeux noël et une bonne et heureuse année 2010! Comme on dit chez nous, a l'an que ven! Que la nouvelle année soit synonyme de joies, de beaux voyages et de rencontres.
Parmi mes résolutions pour la nouvelle année, je prends le risque de m'engager à mettre régulièrement à jour ce blog, afin de vous donner les dernières nouvelles d'Arabie.
Pour ma défense, il ne s'est rien passé d'extraordinaire pendant ces deux premiers mois. N'ayant toujours pas de voiture, il est extrêmement compliqué de bouger dans la région. J'ai néanmoins beaucoup de choses à raconter sur ces premières semaines en Arabie Saoudite. Entre espoirs et désillusions, satisfactions et frustrations, mes premiers sentiments sont diamétralement opposés. Un jour j'ai envie de prendre le premier avion pour Marseille, le lendemain, je me sens ici parfaitement chez moi. Ce constat est à l'image de ce pays qui cultive les paradoxes et les extrêmes. Il n'y a pas de juste milieu: soit on se sent à l'aise, soit on ne pense qu'à repartir. Vous me direz que ces sentiments paradoxaux sont le signe d'une passion ("Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ; Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue" [Racine, Phèdre (1677), Acte 1, scène 3], clin d'œil à Djadja)... Mais il est encore beaucoup trop tôt pour en arriver à des conclusions. Les contraintes de la vie saoudienne sont parfois trop lourdes pour faire la part des choses.
Mais heureusement qu'il y a Bahreïn à une trentaine de kilomètres d'Al Khobar. Ca permet de décompresser et de retrouver certains plaisirs inaccessibles en Arabie Saoudite. Ici tout est permis: les femmes peuvent conduire et s'habiller autrement qu'en abaya, le cinéma et l'alcool sont autorisés... L'île est d'ailleurs remplie de Saoudiens qui viennent se "détendre" le weekend. J'y suis allé la semaine dernière et hier soir pour célébrer nos fêtes de fin d'année. On a passé le réveillon du nouvel an sur une petite île au large de Bahreïn. Ca fait un bien fou de s'évader un peu.
D'ailleurs, venons-en à l'objet de mon message! Je vous souhaite à tous un joyeux noël et une bonne et heureuse année 2010! Comme on dit chez nous, a l'an que ven! Que la nouvelle année soit synonyme de joies, de beaux voyages et de rencontres.
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